« Mouhtaraf » Najwa Barakat : à ceux qui possèdent l’embryon d’un projet littéraire

L’Orient-Le Jour| Culture Liban | 

 Par Maya GHANDOUR HERT

 

 lundi, septembre 13, 2010

À la recherche de nouveaux talents littéraires, la romancière et journaliste Najwa Barakat lance le deuxième cycle de ses ateliers d’écriture. Avis aux plumes en herbe*.

 

L’initiative de Najwa Barakat vise à encourager et à lancer les jeunes talents prometteurs. Ceux-là même qui ont le goût d’écrire. La rage de s’exprimer. Sans distinction de nationalité, d’âge ou d’expérience. Seul critère établi: la qualité du projet proposé. Et la volonté de se lancer dans un travail de longue haleine, la persévérance.
La romancière vit à Paris depuis 1985 où elle a travaillé dans la presse écrite, radiophonique et audiovisuelle (RFI, BBC…). Auteur-réalisatrice, scénariste, elle possède à son actif six romans tous écrits en arabe, excepté un, en français, sorti en 1997 chez L’Harmattan: La locataire du pot de fer. Le bus des gens bien, traduit en français aux éditions Stock, a reçu en 1996 le prix de la meilleure création littéraire. Elle anime des ateliers d’écriture depuis 1995. En 2009, elle anime, dans le cadre de Beyrouth, capitale mondiale du livre, et en collaboration avec Dar el-Saqi, un projet intitulé «Mouhtaraf : comment écrire un roman». Alors que cet atelier qui était supposé se solder par la publication d’un seul roman aux éditions Saqi (c’est ainsi que le roman Saboun de Rasha el-Atrache a vu le jour), deux autres romans, de Rana Najjar et Hilal Chouman, doivent incessamment être publiés aux éditions Dar el-Adaab. Ce succès a donc incité Najwa Barakat à poursuivre son petit chemin. Pensant aux lendemains de la culture dans le monde arabe, à l’avenir de la littérature, aux futurs écrivains, scénaristes ou dramaturges de la région. Il s’agit de leur bâtir des fondements solides, durables, se dit-elle. «Aujourd’hui, partout dans le monde arabe, la scène culturelle souffre de lacunes, écrit-elle sur le site du Mouhtaraf. C’est une période de déclin et de régression. Mais cela ne justifie aucunement la fuite en avant. Un peu d’art et de littérature, de générosité et de souplesse pourront sans doute sauver des jeunes pousses d’une flétrissure programmée à l’avance. En espérant que l’épanouissement se fasse de manière continue et se prolonge pour de longues années venir.»
À ceux et celles qui possèdent les embryons d’un roman, d’un scénario ou d’un texte dramaturgique. À ceux et celles qui ont le goût d’écrire mais qui ne savent pas trop sur quoi et comment. Qui veulent aussi peaufiner leur style, voilà donc l’occasion à ne pas rater.
La demande de participation, personnelle ou de la part d’une institution culturelle nominant un talent remarqué, doit être envoyée avant la fin du mois de septembre 2010. Elle sera accompagnée d’une ébauche du projet à développer: roman, texte cinématographique ou dramaturgique. Les personnes sélectionnées viendront ensuite à Beyrouth pour prendre part à quatre sessions, à dix semaines d’intervalles, durant sept jours ou plus chacune. Les échanges se poursuivent par
correspondance.
Les ateliers commencent par une réunion générale avec les participants. Chacun propose son idée. Un brainstorming est engagé. C’est ainsi que le premier paragraphe est rédigé. Et c’est beaucoup puisque cela voudrait dire que les éléments de base de la narration, la construction des personnages, les dialogues, les descriptions, l’intrigue… tout commence à prendre forme. Najwa Barakat établit alors un contact permanent avec les écrivains en herbe, travaillant individuellement avec chacun par la suite.
Le «Mouhtaraf» de Najwa Barakat pourrait devenir la pépinière des écrivains du monde arabe. Encore faut-il qu’elle trouve les moyens et surtout l’aide nécessaire à la poursuite de ces ateliers que la romancière rêve de convertir en institution didactique
permanente.

* Détails et renseignements à l’adresse http ://mohtarafatnajwabarakat.com/

  

Réactions des internautes à cet article

Quelle initiative urgente et généreuse. Porteuse d’avenir. Je souhaite que beaucoup de gens soutiennent ce projet, d’une part les écrivains en herbe, d’autre part ceux qui devraient envoyer argent et soutien. Aimer le Liban c’est avant tout aider et aimer les Libanais.
Adnan ETEL

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